Qui es-tu Alaska ? de John Green

17:00

Il n'arrive pas à avoir d'amis dans son école, c'est pour cette raison que Miles fait son entrée dans le pensionnat de Culver Creek. Il se fait immédiatement un ami qui n'est autre que son colocataire de chambre, Chip alias le Colonel. Grâce à ça, Miles fait la rencontre de Alaska, une fille mystérieuse, qu'il trouve à son goût.

Mais tous les mystères sont-ils bons à préserver ?


J'ai mis un peu de temps à sortir ce roman de ma pile à lire et je dois dire que je regrette un peu l'histoire qui tourne principalement autour de bêtise que font Miles, le Colonel et Alaska. Chaque péripéties amènent son lot de punitions ou bien d'avancer dans les bas fonds de l'école.

"Donc ce type, ai-je dit de la porte du salon. François Rabelais, le poète, a dit sur son lit de mort : « Je pars en quête d'un Grand Peut-Être. » Voilà ma raison. Je ne veux pas attendre d'être mort pour partir en quête d'un Grand Peut-Être."

Miles qui a de vrai ami pour la première fois tente de faire parti de cette bande d'ami qui se connaît depuis déjà quelques temps. Il finit par commencer à fumer, à boire, … Il fait les mêmes bêtises que des adolescents de son âge. D'un autre côté, on voit la solidarité que le groupe d'ami a.

John Green met en avant un personnage qui veut se construire en voulant son "grand peut-être" qu'il n'a pas encore connu du fait qu'il n'a pas d'ami. Mais le fait de faire quasi les quatre cent coups mènent le groupe d'ami vers une funeste affaire avec le drame qui arrive au milieu du récit. L'auteur a justement séparé les partis avec l'avant et l'après. Une dose de dangerosité qui peut mettre certains personnages dans l'embarras.

"Je voyais une petite fille maigre aux mains sales qui regardait sa mère étendue sur le sol, en proie aux convulsions, et qui s'était assise à côté d'elle, à côté de sa maman morte ou pas encore, dont le souffle s'était éteint mais dont le corps était encore chaud. Dans le moment qui avait séparé l'agonie de la mort, une petite Alaska était restée auprès de sa mère, en silence. Et dans ce silence, et à travers les brumes de mon ivresse, je l'ai entrevue telle qu'elle avait dû être à l'époque. Tellement impuissante que la seule chose à faire, appeler les urgences, ne lui avait même pas traversé l'esprit. Il arrive un moment dans la vie où l'on se rend compte que nos parents ne peuvent plus rien pour se sauver eux-mêmes ni pour nous sauver, que tous ceux qui se fraient un chemin à travers le temps finissent un jour au fond de la mer, entraînés par le raz-de-marée. En bref, qu'on part tous."

Alaska qui est au centre des pensées de Miles va devenir un vrai bouquet mystère qui ne va se conclure en un claquement de doigt. Durant ma lecture, j'ai compris rapidement que la vérité sera compliquée à découvrir. Miles se pose, du coup, énormément de questions sur ce qu'il veut ainsi que croire car tout change au moment ou le drame est dit.

Qui es-tu Alaska ? aurait pu être une pépite si l'histoire avait été cohérente même si certain aspect du roman m'a plu. John Green m'a laissé pantoise sur quelques parties du roman. Heureusement que ces autres romans rattrapent un peu le coup.

"Tu ne peux pas me changer et partir, ai-je dit à haute voix. Parce qu'avant, j'étais bien, Alaska. Je me contentais de mes dernières paroles et de mes camarades de classe. Tu ne peux pas faire de moi quelqu'un de différent et mourir. Car elle avait incarné mon Grand Peut-Être. Elle m'avait convaincu de l'intérêt de quitter ma petite vie insignifiante pour de plus ambitieux « peut-être »."

3,5/5.
2007. Jeunesse, drame. Éditions Gallimard. 362 pages. 15€00.
Existe en version numérique.


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